Humeur

Ma vie de jeune maman et l’écriture… Mission impossible?

Tu te doutes bien que c’était une des grandes questions que je me posais durant ma grossesse: avec un bébé, est-il encore possible de se consacrer à sa passion, en l’espèce, l’écriture?

Après avoir demandé à google à grands coups de « écrire quand on a un bébé », « concilier écriture et maternité », « vais-je avoir une vie une fois l’arrivée de bébé #jaibesoindêtrerassurée », j’ai directement posé la question à quelques mamans de mon entourage. Réponse quasi unanime: « une fois que t’auras pris un rythme, il n’y a pas de raison ».

Ok mais c’est quoi « prendre le rythme »? Parce qu’enceinte jusqu’au cou mon rythme consistait à me déplacer du frigo au canapé en passant par la case salle de bain (faut pas déconner quand même!). D’ailleurs si tu suivais mes story sur Instagram, tu as pu t’apercevoir du nombre incalculable d’ustensiles qui pouvaient tenir en équilibre sur mon ventre (j’étais à ça de tenter la France a un incroyable talent).

Du coup, le petit monstre et moi, de retour de la maternité où nous étions chouchoutés par les sages femmes, nous nous sommes regardés dans le blanc de l’oeil. Mon oeil à moi lui disait « on va prendre un rythme« , son oeil à lui répondait « ok, zumbaaa« .

Soyons honnêtes: les 15 premiers jours, j’étais en PLS. Déjà parce qu’il faut que le corps se remette du marathon accouchement, chute d’hormones et autres réjouissances. Ensuite parce qu’il faut bien l’avouer, tu n’en as que pour ton mini toi. Je pensais pas qu’il était possible de regarder cette petite chose dormir… pendant deux heures. Tout en trouvant ça génial! Ok mère gaga, tu l’auras compris.

Je dois t’avouer qu’au bout de ces 2/3 semaines, j’ai ressenti le besoin de retrouver une part de cette vie d’avant, juste quelques petits morceaux, des miettes de rien du tout. Par exemple, tu vois, aller faire pipi ou prendre ma douche sans appréhender que mini moi se mette à hurler (en réalité il ressemble tellement à son père que si je n’avais pas accouché, je me serai demandé qui est la mère…!) J’étais d’accord pour la Zumba mais à mon rythme aussi, parce que je voulais pas me perdre au milieu.

Je dois te préciser une chose ou deux avant de poursuivre:

  1. Son papa est formidable et hyper impliqué. Ici on est sur du 50/50 dans la répartition des tâches. C’est quelque chose qui me parait normal, mais je sais que ce n’est pas le cas partout (charge mentale, tu connais?) Il sait aussi que j’ai besoin d’écrire comme j’aurais besoin de manger ou respirer, ça fait partie de moi.
  2. Selon le pédiatre, nous avons un « bébé facile ». Et il faut bien l’avouer, il est cool. Il ne fait pas encore les mêmes nuits que nous, mais il fait SES nuits à coups de 3-4 heures ce qui permet quand même de se reposer.

Nous voilà un mois et demi plus tard et j’ai pu écrire un quart du roman en cours (le tome 3 de LSDI). En fait, c’est assez simple: j’optimise le temps où bébé dort la journée pour écrire et je me cale sur ses heures de sommeil la nuit pour dormir en même temps.

Dans ma vie « d’avant », il y avait beaucoup de moments de flemme, un peu du genre « j’ai le temps », je procrastinais, je m’en rends compte maintenant. Aujourd’hui, je sais que si j’ai du temps libre à un instant T, je ne sais pas combien de temps cela va durer ni quand cela va se reproduire. Alors j’optimise.

Au début, le premier jour où j’ai repris l’écriture, je mélangeais un peu tout: j’essayais d’écrire tout en m’occupant du petit. Alors soyons honnêtes: on ne fait bien ni l’un, ni l’autre, en tout cas, je n’y arrivais pas. Soit je ne suivais pas ce que j’écrivais, soit bébé comprenait que je n’étais pas complétement avec lui, du coup, il s’énervait, j’étais frustrée de ne pas réussir à le calmer mais en même temps, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi. En plus vous avez déjà essayé de vous concentrer avec en fond sonore une comptine? En deux heures à peine, j’avais envie de noyer le fameux frère Jacques qui sonne les mâtines (il en a de la chance de dormir celui là!).

Maintenant, ses temps à lui sont 100% à lui, mes temps à moi le sont tout autant, même si cela ne dure parfois que 15 minutes, c’est toujours ça de pris.

En quelques mots, si je devais résumer cette phase – qui sera amenée à changer très certainement au rythme de son évolution à lui, de ses besoins et attentes – ce serait: faire l’équilibriste. En plus d’être autrice, je suis jongleuse entre les amours de ma vie.

Bon je te laisse, j’ai bibi et si t’as bien tout lu on est sur une phase 100% bébé 😉

Tendrement,

C.

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