Rencontres

L’interview de Laure Rollier

Tout d’abord merci d’avoir accepté de jouer le jeu. Pouvez-vous vous présenter auprès de nos lecteurs ?

Devoir se présenter est, et restera toujours, un exercice assez compliqué pour moi. Je pourrais écouter les autres me parler d’eux durant des heures mais j’ai un mal fou à me livrer. Qu’est-ce que je peux te dire? J’ai trouvé dans l’écriture le meilleur moyen d’expression possible. Et expression est un mot formidable si tu le découpes. Ah, et j’adore décortiquer les mots, également.

Quelles sont vos références en matière de lecture (vos auteurs ou ouvrages préférés) ?

Je lis tout ce qui me tombe sous la main. Je déteste être enfermée dans une case, je suis un électron libre et cela, même dans mes lectures. Après, cela dépend évidemment du moment, du temps, de mon humeur. Je peux passer des mois à lire de la poésie puis me réfugier chez Harlan Coben, que j’adore.

Comment est né votre roman « Hâte toi de vivre » ? Quelles ont été vos sources d’inspiration pour la création de vos personnages, notamment celui de la grand-mère que j’ai particulièrement apprécié pour son côté très (trop) honnête ?

J’ai écrit ce roman en 2016, durant une période très sombre de ma vie. Il a été salutaire pour bien des raisons. Je n’ai pas inventé les personnages, ils sont venus vers moi. Ils se sont présentés et m’ont raconté leur histoire, je ne suis qu’un messager, finalement.

Pour ce qui est de Lina, elle est, je pense, le fantasme de chacun. Quand je parle de fantasme, je veux dire, dans sa globalité. C’est quelqu’un qui est dans l’extrême, autant dans sa façon de s’exprimer que dans ses sentiments et actions.

D’où vous vient cette envie de créer par le biais de l’écriture ?

Je vais me répéter, je pense, mais c’est un besoin primaire, tu vois? Sur le clavier sortent toutes mes pensées, mes errances, mes joies, mes peines. Écrire des romans, c’est une liberté absolue, c’est un trésor.

Avez-vous une routine d’écriture au quotidien ?

Je n’écris jamais une ligne sans avoir écouté de la musique avant. Jamais. Parfois, je laisse tout un album défiler, parfois, non. La musique me permet d’entrer dans ma bulle. C’est un sas de décompression, en fait!

A quel moment se dit-on « je tente ma chance, je vais le publier » ?

À partir du moment où l’on comprend que l’on a rien à perdre. Au pire, tu gagnes des conseils et de la maturité. Au mieux, tu réalises tes rêves.

Quels conseils donneriez-vous à un auteur qui débute et n’ose franchir le cap de proposer ses manuscrits ?

Il m’a fallu des années avant de montrer à ma famille que je savais faire ça, alors le dévoiler aux autres! J’en comprends la difficulté. Je n’ai pas encore assez de recul pour donner des conseils, et je ne me sens pas vraiment légitime, mais je peux seulement dire que si tu y crois et que tu défends ton histoire de tout ton cœur, les autres y croiront aussi.

Quelques mots sur le prochain projet ? 😉

Il sera différent du premier, c’est certain. J’ai évolué depuis et mon écriture aussi, c’est normal. En revanche, l’amour, l’amitié et la résilience restent des thèmes qui me sont chers. Mes héroïnes sont des femmes qui n’ont pas été épargnées par la vie et qui cherchent à avancer malgré tout. J’ai hâte de vous les présenter.

Enfin pour vous « écrire c’est… » ?

Mon exutoire.

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