Rencontres

Laëtitia De Zelles

Merci Laetitia de jouer le jeu de cette interview. Pourriez-vous d’abord vous présenter ?

Je suis Laëtitia De Zelles, auteure de new romance. A l’heure actuelle, il ne s’agit que d’une passion, car je n’ai écrit qu’un roman qui va être publié prochainement. A côté, j’ai un métier officiel, professeur des écoles. Sinon, je me passionne pour toutes les formes d’arts et de créations : la littérature évidemment, la musique (peu importe le style du moment qu’elle m’offre des émotions), les séries (un petit penchant pour celles estampillées « ado »), le théâtre (j’ai joué pendant des années dans une troupe amateur), le chant (j’ai animé la chorale de mon ancienne école pendant huit ans), la peinture (des œuvres classiques aux artistes contemporains de ma connaissance). J’ai également la chance d’être maman d’un petit garçon de sept ans plein de vie.

Quel genre de lectrice êtes-vous ?

Depuis que j’écris, j’ai beaucoup moins de temps à consacrer à la lecture, mais je ne peux vivre sans. Je lis donc peu, mais des livres qui me font réellement envie. Je ne me cantonne pas à la romance. J’adore les dystopies, les romans fantastiques, la chick-lit… Depuis un an, j’ai commencé à m’intéresser au feel-good. Je lis peu de classiques. Enfin, depuis mon inscription sur Instagram il y a un peu plus d’un an, j’ai découvert des auteurs auto-édités de talent. Leurs œuvres m’ont fourni de grands moments de lecture durant l’année écoulée.

Comment vous est venue la passion pour l’écriture ?

Quand, dans mes jeunes années d’école, on m’a mis un crayon dans les mains pour rédiger, j’ai eu l’impression d’acquérir un pouvoir : celui de créer, de jouer avec les mots, de vivre de multiples vies. J’ai commencé par écrire des poèmes puis sont venues les courtes nouvelles. J’ai gagné un concours de rédaction dans ma classe de CM2. J’ai l’impression que tout s’est joué à ce moment-là, que le jour où j’ai vu mon texte punaisé au tableau d’affichage, un déclic s’est produit en moi, comme une évidence. J’ai tenu des journaux intimes durant de nombreuses années, je me suis investie dans les projets d’écriture du collège et du lycée. Et puis finalement, j’ai mis cette passion en sommeil durant mes études universitaires. J’ai choisi de faire des études scientifiques – le sésame de l’époque pour accéder facilement à l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres – où la langue française n’est pas vraiment une priorité. Une fois devenue enseignante, le temps m’a manqué pour redonner de l’élan à ma passion. Il a fallu que je sois profondément déçue par mon milieu professionnel pour comprendre que ma seule échappatoire était d’écrire. C’était il y a deux ans et je n’ai plus lâché mes carnets et mon ordinateur depuis.

Pouvez-vous nous présenter votre routine d’écriture ?

Contrairement à beaucoup de mes collègues auteurs, je suis plutôt du matin. Au lever, mes pensées ne sont pas polluées par les multiples événements qui jalonnent mes journées. Je commence par relire le passage écrit la veille, pour modifier les erreurs ou répétitions induites par l’écriture spontanée, puis me laisse porter par l’inspiration du moment et les idées préalablement établies. En parallèle, je tiens un carnet dans lequel j’inscris tout ce qui peut me passer par la tête concernant l’intrigue de mon roman. Avec l’écriture de mon tome deux, m’est venu un nouveau rituel : poser sur le papier les grandes lignes du chapitre que je m’apprête à écrire… mais que je ne suis que la moitié du temps. Enfin, afin de coller au maximum à la réalité, je renseigne un calendrier avec les points forts de l’histoire pour éviter les incohérences temporelles.

Qu’est-ce qui vous a poussée à envoyer votre manuscrit aux maisons d’édition ?

Dès le départ de mon cheminement d’écriture, je souhaitais envoyer mon manuscrit à des maisons d’édition. Un besoin de reconnaissance, sans doute. Mais aussi, l’envie de vivre une expérience inédite, de comprendre l’envers du décor. Et puis, je ne connaissais strictement rien à l’auto-édition et n’aurais pas osé me lancer dans un projet à l’aveuglette. Ma participation au Mazarine Book Day en mars 2018 m’a confirmé ce besoin d’évoluer au sein d’une maison d’édition.

Pouvez-vous nous parler de votre prochain roman qui sort dans la Collection Eden de City Editions ?

Il s’agit d’une romance sexy à suspense ; un tome un dont le titre est « Toys boys ». Bien sûr, qui dit romance, dit histoire d’amour à embûches. Cependant, j’ai voulu sortir des sentiers battus et des clichés, comme l’histoire de la fille innocente (dans tous les sens du terme) qui se laisse séduire par un beau mâle ténébreux et torturé. Dans « Toys boys », c’est Eléa, mon héroïne qui est un peu dérangée. D’ailleurs, c’est une véritable garce avec les hommes. Mais sa rencontre avec Milan, le fameux toy boy, va remettre en cause ses certitudes. Comme le récit est à la première personne, Eléa cache des choses aux personnages du roman mais aussi au lecteur, d’où le terme de romance à suspense. Un grand mystère concernant le passé de l’héroïne plane sur toute la longueur du récit et impactera la vie des personnages qui lui sont proches. Ensuite, je préfère le terme de sexy à érotique qui apporte un côté épicé, plus approprié à ma manière d’écrire. Mon texte est donc parsemé de scènes plus ou moins explicites dont l’écriture est pleinement justifiée au moment où elles apparaissent. Je poursuivrai en parlant de l’humour qui tient une place très importante dans mon récit. Je suis quelqu’un qui en use (parfois même en abuse) dans ma vie quotidienne, et il était évident que ce trait de caractère apparaîtrait dans mes écrits. Dans Toys boys, chacun des personnages principaux en a un bien à lui : Eléa fait dans le cynisme alors que Milan aurait tendance à utiliser un humour plus littéraire. Enfin, je conclurai avec un dernier côté peu commun de mon histoire : elle se déroule dans le sud-ouest de la France et non dans un pays anglophone comme la grande majorité des romances du genre.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour ce texte ?

Comme je viens de le préciser, l’intrigue de Toys boys se déroule dans la région où j’ai grandi et vécu. Ainsi, les paysages de mon enfance puis de ma vie de femme m’ont inspiré de nombreux passages. Etant également une personne hypersensible et empathique, je me suis servie de tous les sentiments qui m’assaillent en permanence pour transcrire ceux de mes personnages. Enfin, concernant le physique des divers protagonistes, j’avoue m’être fait plaisir, en mettant en scène nombre de mes fantasmes masculins comme Jared Leto, Niall Horan ou Dylan O’Brien.

Enfin pour vous, « écrire c’est… » ?

Manipuler le lecteur mais avec bienveillance. On l’amène là où on veut, avec des intentions louables : lui faire découvrir un univers nouveau, lui donner envie de se questionner, le rendre plus indulgent peut-être.

 


 

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3 réflexions au sujet de “Laëtitia De Zelles”

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