Ecriture

Créer son personnage de roman

Coucou tout le monde,

Aujourd’hui article consacré à la création de personnages de roman. Je ne suis pas une experte et débute dans ma vie d’autrice mais je voulais partager avec vous ma routine de travail quant à la création de mes héros et de leurs acolytes. Cela n’est pas une méthode générale, seulement la mienne que j’ai développée notamment en cherchant sur internet s’il y avait des méthodologies de travail. A force de fouiner, d’essayer etc, j’ai trouvé la mienne.

J’ai une manière de travailler assez schématique, je fonctionne beaucoup avec des plans, des sous-parties (merci les études de droit) et… des trombinoscopes.

Voici donc point par point comment je procède… Bien sûr vous pouvez commencer par un point et finir par un autre, il n’y a pas d’ordre dans la création!

I. Trouver un prénom

Quand j’ai l’idée d’un personnage, je passe déjà une heure à trouver un prénom. C’est une étape importante parce qu’une fois que c’est fait, il m’est impossible de le changer. Et si je ne trouve pas un prénom, je le crée ce qui donne des associations de lettres plus ou moins heureuses.

Pour « Lou », je n’avais pas du tout prévu de la nommer ainsi. Comme je n’avais pas d’idée précise, je lui ai donné le prénom de ma cousine « en attendant ». Sauf qu’une fois que je lui ai attribué ce prénom, c’était foutu. J’avais beau essayer de l’appeler différemment… impossible. Lou est restée.

II. Répertorier les personnages

Généralement, je débute avec une idée de quelques personnages mais au fur et à mesure de mon écriture, j’en crée de nouveaux.

Pour ne pas me perdre, je répertorie dans un document word ou un carnet les prénoms des personnages déjà créés et opère des ajouts au fil des pages écrites.

III. Matérialiser ces personnages: leur créer un physique

Au début, je pensais que c’était un conseil inutile, que j’allais forcément me rappeler de ce que j’avais écrit sur un tel ou une telle. Sauf que 100 pages plus tard, c’est plus si évident.

Du coup, je note les caractéristiques physiques qui me paraissent importantes (et on ne trouve pas les mêmes chez tous les personnages). Par exemple, pour certains je vais insister sur leur taille alors que pour d’autres je n’en parle même pas et vais insister sur la couleur de leurs yeux.

Exemple: Machin -> 1’75, carré, peau mate, yeux clairs. Machine -> rousse, petite, cicatrices. 

Comme vous le voyez, je suis assez lapidaire. Dans mon écriture, et je sais que beaucoup ne partageront pas ce point de vue, j’essaie d’utiliser des adjectifs assez généraux. Je n’aime pas entrer dans des détails trop prononcés pour laisser au lecteur la possibilité d’avoir une marge de manœuvre dans son imaginaire. Certains bêta lecteurs ont aimé, d’autres moins, mais je ne suis pas la reine du détail… :/

IV. Créer leur personnalité

Vous pouvez d’ailleurs envisager leur personnalité avant d’avoir une idée du physique. Ça a été le cas pour le personnage de Lou.

Je note des qualités/ défauts clés. Je fais une mini liste d’adjectifs qui caractérisent chaque personnage.

Exemple: Machine -> têtue/volontaire/solaire. 

Ça me permet de pas perdre de vue les réactions attendues selon les caractères. Bien sûr, ce n’est pas parce que je le/la qualifie de têtu.e que son caractère n’évoluera pas ou que certaines de ses réactions n’iront pas aux antipodes selon les situations. Mais ça m’aide.

V. LE trombinoscope

C’est mon petit plaisir je le confesse. Une fois que je vois où je vais avec les personnages, je fais un trombinoscope. J’essaie de trouver une photo de personnalité ou une image libre de droit qui les représente bien (les banques d’image fourmillent de portraits ou autres).

Dans Le sang des insignis, une personnalité s’est imposée à moi pour le personnage de Jaïf et c’est… Omar Sy. J’ai adoré sa performance dans XMen et je pense qu’il m’a inspiré Jaïf (même si Jaïf est plus âgé et marqué de cicatrices), surtout la coiffure que j’adore.

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Pour vous donner une idée, voici une photo de ces aides dans la création de mes personnages. Sur papier je fais ma liste basique qui m’aide dans l’écriture alors que sur le trombinoscope final, je copie/colle les phrases que j’ai écrites dans le roman pour me rappeler la dynamique que j’ai voulu créer (ça aide pour l’écriture du tome 2 par exemple).

 

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Voilà, j’espère que cette petite explication détaillée aura pu vous aider ou vous donner des idées.

 

Je vous embrasse,

C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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